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Jean-Louis Borloo - Parcours

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Jean-Louis BorlooCarrière politique - Une emprise locale
Il se présente en 1989 à l'élection de la mairie de Valenciennes, sur présentation du maire sortant, avec le soutien personnel de Jacques Chirac. Grâce à sa présence sur le terrain depuis 1986 et à l'absence de réelle opposition, il y est élu maire avec plus de 76 % des voix au second tour. De mai 1989 à 1992, élu en deuxième position, obtenu toujours à la demande de Jacques Chirac, sur la liste UDF de Simone Veil (« Le Centre pour l'Europe » qui a recueilli 8,43 % des suffrages et 7 sièges sur 81 à pourvoir), Jean-Louis Borloo est membre du Parlement européen. Il obtient notamment le classement des trois arrondissements du Nord de Valenciennes, de Douai et d'Avesnes au titre de l'Objectif 1 de la politique régionale communautaire, soit les régions les plus aidées par les fonds structurels européens en 1993.
Jean-Louis Borloo est aussi un des fondateurs de Génération Écologie (1990) aux côtés de Brice Lalonde, Haroun Tazieff, Noël Mamère, mais quitte rapidement les rangs de ce mouvement. Aux élections régionales du 22 mars 1992, il mène dans le Nord une liste indépendante qui obtient 12,49 % des votants et 10 sièges sur 72 à pourvoir dans le département.
Il obtient ainsi le quatrième score, derrière les 19,92 % et 17 élus RPR-UDF du maire de Cambrai Jacques Legendre, les 19,6 % et 16 sièges socialistes du ministre d'État à la Ville et à l'Aménagement du territoire Michel Delebarre et les 13,89 % et 11 élus FN de Carl Lang. Il devance la liste communiste du député Alain Bocquet (11,44 % et 9 sièges) ainsi que les deux listes écologistes, les Verts de Guy Hascoët (5 sièges) et Génération écologie de Pascal Dubois (4 élus), dont le score cumulé s'établit à 11,38 % des votants.
De plus, l'autre « liste Borloo » indépendante qu'il soutient dans le Pas-de-Calais obtient 3 élus sur 41. Fort de ce bon résultat et de l'affaiblissement de la majorité sortante PS-PCF, Jean-Louis Borloo se porte candidat pour devenir président du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais et souhaite fonder sa majorité sur un noyau dit « de rénovation » alliant les 13 élus de ses listes aux 14 écologistes (ce qu'il qualifie de « première force politique » de la région), auquel pourrait s'ajouter la « droite modérée » et les « socialistes modernistes ».
Dans la nuit du 30 au 31 mars 1992, après n'avoir fait le plein que de ses voix et des six de Génération écologie aux deux premiers tours (y compris quelques bulletins issus du FN au deuxième tour, qu'il a rejetés), il bénéficie du désistement en sa faveur de Jacques Legendre qui lui apporte ainsi les 27 votes de son groupe pour le troisième tour afin de faire barrage tant à l'extrême-droite qu'au PS. Pour autant, ces derniers optent pour une stratégie similaire puisque Michel Delebarre se retire au profit de la Verte Marie-Christine Blandin qui est ainsi élue face à Jean-Louis Borloo par 56 voix contre 40, Génération écologie s'étant finalement elle aussi rangée aux côtés de la gauche.
Jean-Louis Borloo reste conseiller régional d'opposition jusqu'au 8 octobre 1993, ayant été élu député entretemps, tandis que son groupe a obtenu trois présidences de commissions au sein de l'assemblée nord-pas-de-calaisienne. Il est à nouveau tête de liste aux élections régionales de 1998 dans le Nord, cette fois-ci avec l'investiture de l'UDF (en fait surtout de Force démocrate) et le ralliement de certains membres du RPR et d'élus locaux divers droite, contre l'autre liste de droite menée par l'ancienne députée RPR Colette Codaccioni associée à des membres de DL. Il obtient 18,97 % des suffrages et 15 des 72 sièges à pourvoir, soit le deuxième meilleur score derrière la Gauche plurielle sans les Verts de Michel Delebarre (31,37 %, 25 élus) mais devant le FN de Carl Lang (17,39 %, 13 élus), la liste Codaccioni (11,5 % et 9 élus) et les Verts de la présidente Marie-Christine Blandin (8,76 %, 6 sièges).
La réunion RPR-UDF-DVD ressort donc du scrutin au total avec 35 sièges sur 113, contre 51 à la gauche plurielle. La droite ne présente pas de candidat à la présidence du conseil régional (qui échoit au socialiste Michel Delebarre) et Jean-Louis Borloo démissionne de son mandat de conseiller régional dès le 26 novembre suivant.
Parcours 2

Graines de bitume, enfants de la rue, Tananarive ******* Mokana, orphelinat à Fianarantsoa