Pierres fines et précieuses du monde

Le furieux -Parcours

Polar déconnant cherche éditeur

Jean-Luc MélenchonMilitant socialiste mitterrandiste
Jean-Luc Mélenchon quitte Besançon pour entrer dans l'activité professionnelle à Lons-le-Saunier et adhère au PS en 1977. Il y occupe très vite des responsabilités départementales et développe un journal fédéral qui combat pour l'union PS-PCF ; c'est l'époque où le second rompt les accords d'union de la gauche sur un programme commun de gouvernement.
Remarqué lors d'une fête jurassienne du Poing et la Rose par Claude Germon, maire de Massy et membre du bureau exécutif du PS en charge du secteur entreprise du parti socialiste, il part en région parisienne et devient directeur de cabinet de ce responsable politique. Il devient un des principaux dirigeants mitterrandistes de la fédération de l'Essonne, ce qui le conduit au poste de premier secrétaire de cette fédération au congrès de Valence en 1981 — il conserve cette fonction jusqu'en 1986.
S'opposant à la fois à la Deuxième gauche rocardienne et au CERES de Chevènement, il s'oppose à la rocardienne Marie-Noëlle Lienemann, par associations locales et radios interposées. Ainsi, quand cette dernière crée Radio Massy-Pal, il fonde Radio Nord Essonne. Il travaille à l'organisation du courant mitterrandiste, en Essonne d'abord puis à travers une publication Données et arguments, qui sera le creuset d'un courant ancré à la gauche du parti. Hispanophone, il développe à Massy la solidarité avec l'Amérique du Sud, organisant un rassemblement d'opposants chiliens, argentins, etc. Motivé par le tournant de la rigueur entrepris par le gouvernement socialiste en 1983, il intègre la loge franc-maçonne Roger Leray du Grand Orient de France où il a comme thèmes de prédilection l'idéal républicain et la défense de la laïcité.
Outre cette filiation politique, il trouve dans la franc-maçonnerie une filiation personnelle, son père et son grand-père étant eux-mêmes maçons. En 1984, lors des débats relatifs à la loi Savary, il reproche au GODF de ne pas s'engager pleinement dans la bataille en faveur de l'unification des enseignements public et privé au sein d'un grand service public de l'Éducation nationale. Amer, il reste franc-maçon mais de manière peu assidue, sans s'impliquer fortement dans les affaires internes du GODF et refusant de participer aux « fraternelles parlementaires » qu'il dénonce comme étant de son point de vue une « déviance grave, un attentat contre la République ».
Il est élu sénateur lors des sénatoriales de 1986.
De la Gauche socialiste à PRS (1988-2005)
Fondateur avec Julien Dray de la Gauche socialiste en 1988, il s'oppose à la politique d'ouverture du second septennat de François Mitterrand, prenant pour cible Michel Rocard et la « gauche molle », ainsi qu'à l'entrée de la France dans la première guerre du Golfe — contre la majorité de son parti et le président. Lors du dramatique congrès de Rennes de 1990 où aucune motion n’atteint 30 %, l'aile gauche du parti part divisée en quatre, Jean-Luc Mélenchon conduit sa propre motion, qui obtient 1,35 % des voix. En 1992, il vote et appelle à voter pour le traité de Maastricht qu'il considère comme un « compromis de gauche ». Dans un discours au Sénat , il considère que la monnaie unique est l'instrument majeur qui permettra à l'Europe d'être « porteuse de civilisation, de culture, de réseaux de solidarité » contre le dollar qui « porte la violence ».
Dans cette logique, il regrette le vote des Danois, suite au vote négatif du Danemark au Traité de Maastricht le 2 juin 1992 : « Si cruel que ce soit à entendre, les peuples peuvent se tromper. Le nôtre s'est déjà trompé et on sait de quel prix il faut payer dans l'histoire le fait d'avoir manqué le train qui passait ». Tout en continuant à défendre l'existence de la monnaie unique, il regrettera par la suite son choix sur le traité de Maastricht et déclarera que ce sont les opposants à ce traité qui avaient raison et que l'objectif affiché à l'époque est un « échec total ».
Courant longtemps stable et solide, la Gauche socialiste présentera sa propre motion lors de trois congrès du PS jusqu'à sa disparition en 2002. Elle obtient des scores oscillant entre 7,3 % et 13,3 % des suffrages exprimés. Lors du congrès de Brest en 1997, Jean-Luc Mélenchon se présente au poste de premier secrétaire du PS : seul concurrent face à François Hollande, il prononce un discours de candidature qui marquera les mémoires, citant notamment des propos que lui auraient confié François Mitterrand : « Il me dit « Ne cédez jamais »… « Marchez votre chemin »… Je marche monsieur ! ». Il obtient 8,81 % des voix, un score inférieur à celui de la motion de la Gauche socialiste. Il vivra cette défaite comme une grave humiliation.
Parcours 2

Graines de bitume, enfants de la rue, Tananarive ******* Mokana, orphelinat à Fianarantsoa