Pierres fines et précieuses du monde

La dinde marron - Parcours

Polar déconnant cherche éditeur

Ségolène Royal En 1978, elle adhère au Parti socialiste, à la section du 6e arrondissement de Paris, l'année de son diplôme de Sciences Po. Remarquée par Jacques Attali alors qu'elle est conseillère de tribunal administratif en disponibilité, elle devient, de 1982 à 1984, chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République pour suivre les questions de jeunesse et des sports. De 1984 à 1988,
François Mitterrand lui confie les affaires sociales et l'environnement en remplacement de Yannick Moreau, partie diriger le cabinet de Jean-Pierre Chevènement, nouveau ministre de l'Éducation nationale. C'est à ce poste qu'elle travaille pour l'Élysée à la préparation des sommets internationaux. En 1983, elle souhaite s'implanter électoralement à Villers-sur-Mer (Calvados), où réside sa mère.
Cependant, face au refus du maire d'alors, si l'on en croit les propos d'une ancienne élue locale, elle s'éloigne de quelques kilomètres et rejoint la liste d'« Union de la gauche » de Trouville-sur-Mer, menée par Gilbert Hurel (PS). La liste ayant été défaite, elle devient conseillère municipale d'opposition. Elle a été présente à 12 conseils municipaux sur 39 et est intervenue 8 fois en séance. Elle souhaite être investie aux législatives de 1986, mais essuie le refus des socialistes bas-normands, notamment Louis Mexandeau.
Elle démissionne alors du conseil municipal de Trouville pour chercher une nouvelle implantation politique.
En mai 1988, elle demande à François Mitterrand, dans les salons de l'Élysée, le jour de son investiture pour son second septennat, une circonscription dans laquelle elle pourrait se présenter lors des élections législatives du mois suivant. Elle obtient finalement la deuxième circonscription des Deux-Sèvres, réputée ingagnable pour la gauche. Après une campagne vigoureuse, de terrain et de porte-à-porte, lors de laquelle elle promet « aux paysans qu'elle [va] leur donner des cours d'anglais dans les villages pour qu'ils puissent exporter leur chabichou », elle est élue députée, au second tour de scrutin, avec un score de 50,57 %.
À sa demande, François Mitterrand accorde en 1992, dans le cadre de ses grands travaux présidentiels, une subvention de 50 millions de francs aux communes du Marais poitevin des Deux-Sèvres, dans la circonscription de Ségolène Royal, qu'elle conserve en 1993. Elle ne parvient cependant pas à devenir maire, sa dernière tentative datant de 1995 : ayant obtenu l'investiture du Parti socialiste pour l'élection à Niort, elle échoue face au maire socialiste sortant Bernard Bellec, qui avait refusé de se retirer.
Gouvernement Bérégovoy
Du 3 avril 1992 au 29 mars 1993, elle est ministre de l'Environnement du gouvernement Bérégovoy. Durant son ministère, elle s'attache aux questions du traitement et du recyclage des déchets, des nuisances visuelles et sonores et aux problèmes liés à l'eau. Elle fait voter une loi sur le traitement et le recyclage des déchets (loi de juillet 1992), avec un soutien aux technologies innovantes pour le traitement et la collecte des déchets. Contre les nuisances, elle fait voter une loi de lutte contre le bruit (loi-cadre de décembre 1992) avec la prévention du bruit des transports, dans les bâtiments publics (les cantines scolaires par exemple), les lieux de travail, etc.
Elle fait ensuite voter une loi sur la « reconquête des paysages » (loi de janvier 1993), suivie de la labellisation de cent paysages et de leurs produits (opération « Sauvons nos paysages, savourons leurs produits »). Elle s'attache aux problèmes liés à l'eau en travaillant à l'application de la loi sur l'eau votée peu de temps avant sa prise de fonction, à l'initiative de son prédécesseur, Brice Lalonde : création d'une direction de l'eau au sein du ministère, lancement des schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), augmentation du budget des agences de l'eau et réforme de la police des eaux (coordination interministérielle de la gestion de l'eau).
Son quatrième enfant, Flora, naît alors qu'elle est ministre. Elle décide de médiatiser cette naissance, faisant notamment venir les journalistes de TF1 et d'Antenne 2 dans sa chambre d'hôpital. Montrant son bébé aux caméras de télévision et aux photographes (elle fait notamment la couverture de Paris-Match), elle souhaite ainsi prouver que l'on peut concilier la maternité et des responsabilités au plus haut niveau, mais suscite du même coup un débat sur la séparation entre vie publique et vie privée.
Parcours 2

Graines de bitume, enfants de la rue, Tananarive ******* Mokana, orphelinat à Fianarantsoa